Ça fait un petit bout que j'ai pas posté de nouveau billets. Manque de temps & de motivation, mais dans mon cœur, je n'ai jamais arrêté d'être un blogueur.
Coupons court aux explications nébuleuses & au discours sentimental, me revoilà.
Ce soir, on parle des organismes génétiquement modifiés, a.k.a. OGM. Je sais que j'ai déjà parlé de Monsanto et de son maïs transgénique, et je crois (j'espère?) aussi avoir abordé la question éthique que constitue le fait que cette multinationale a fait breveter son espèce de maïs, autrement dit possède une forme de vie.
Mais Isabelle Arseneau, notre enseignante de sciences & techno de troisième secondaire, nous fait réaliser un projet génial sur les biotechnologies. Un débat, en fait. Cinq sujets débattus. La vaccination massive, la réglementation des OGM, la commercialisation du lait cru, l'utilisation des cellules souches dans le domaine médical et le choix du sexe d'un enfant à naître. Je suis de ceux qui débattront sur la réglementation des OGM. L'occasion est trop belle pour ne pas faire un petit récapitulatif ici.
Un organisme génétiquement modifié est un organisme vivant dont le génome a été modifié, soit par retrait ou modification d'un ou de plusieurs gènes présents, ou par l'ajout d'un ou de plusieurs nouveaux gènes. On peut faire ça de plusieurs manières, de la sélection à la transgénèse.
Ça permet tout plein de choses. Un peu comme si la vie était un énorme jeu de blocs Lego.
Par exemple, le maïs Monsanto est résistant aux pesticides Monsanto. Quelqu'un quelque part a développé une tomate qui contient moins d'eau pour éviter les sandwichs aux tomates mouillés. Certains saumons ont des gènes de plie arctique pour mieux résister au froid. Les applications sont infinies.
Malheureusement, les questions éthiques & les controverses aussi.
Est-ce qu'il y a des dangers pour la santé? Personne ne le sait. Des suppositions, sans plus. On assume que non, de manière totalement hypocrite, parce qu'en attendant les répercussions, des tas de gens auront le temps de se faire beaucoup, beaucoup d'argent pour leur retraite.
Est-ce qu'il y a des dangers pour l'environnement? Idem.
Par exemple. Le soya Monsanto (RoundUp Ready) est résistant aux pesticides Monsanto (le RoundUp). Mais le jour ou un insecte deviendra résistant à ces pesticides, qu'est-ce qui va se passer? Plus de 85% du soya des États-Unis est du RoundUp Ready traité au RoundUp. C'est probablement encore pire pour le maïs, mais je n'ai pas les statistiques exactes. Qu'est-ce qui va se passer?
Une énorme catastrophe.
Voilà l'un des enjeux: il faut à tout prix préserver la diversité génétique sur notre planète.
La perspective d'une seule race de maïs disponible m'horrifie. Une race parfaite cultivée partout dans le monde. C'est moi, ou ça sonne pas mal comme une vision eugéniste? Un genre de blé d'inde aryen. J'en ai sérieusement des frissons.
Ceci était le climax de mon billet. Le moment dramatique, les violons qui jouent un thème sombre, pessimiste. Mais attention, le but de mon n'article N'EST PAS de vous dire que OGM = MAL. Parce que c'est faux.
Disons simplement que "la modération a bien meilleur goût". Parce qu'utilisés raisonnablement, les procédés de modification génétique peuvent avoir des conséquences positives extraordinaires. Bien au delà de la tomate qui fait des sandwichs pas mouillés.
1. Le riz doré. Vous avez entendu parler de ce riz contenant de la bêta-carotène et des provitamines A, développé en Suisse comme outil humanitaire? Intéressant, non?
2. Le fumier écologique. Le fumier de porc est extrêmement polluant, et c'est très, très vrai au Québec. Grâce à une petite modification génétique de la race porcine, on pourrait réduire l'impact de leurs excréments sur l'environnement. À voir.
3. Le lait sans lactose. Il y aurait moyen de produire du lait sans lactose directement à partir d'animaux grâce à une autre modification génétique, sans passer par des filtres ou quoi que ce soit. Belle piste à suivre, je pense.
Encore une fois, les possibilités sont multiples, les enjeux sont réels, les controverses présentes. C'est un sujet chaud. Ou en sera-t-on dans une dizaine d'années? J'ai bien hâte de voir.
2.09.2010
12.19.2009
Facebookeries et autres.
Bonjour à tous!
Ce soir, cette nuit, ce matin, aujourd'hui, hier, maintenant, plus tard, je vous parle de Facebook & Twitter, les deux principaux sites de réseautage social (Social Networking) que j'utilise.
Je suis sur Facebook depuis un peu moins de deux ans, et sur Twitter depuis un peu plus de deux mois, il me semble.
Je l'avoue, j'aime bien partager ma vie. J'entends déjà des genre me parler de sécurité, de protéger mon identité, de me méfier d'Internet, etc.
Non, je ne prends pas de précautions, à part les plus élementaires. Pourquoi? Parce que la plupart des trucs que j'écris sur Facebook sont, bien que concernant ma vie personnelle, totalement inintéressants pour qui que ce soit outre mes amis. Sur Twitter, je parle excessivement rarement de ma vie personnelle.
Je me sers de Twitter pour partager et obtenir de l'information. Mon réseau Twitter est composé de blogueurs, de journalistes, de confrères et amis geeks et ainsi de suite. Pas très utile que je leur raconte mes journées en détails: ILS S'EN CRISSENT. Enfin, la plupart d'entre eux.
Sur Facebook, par contre, c'est tout le contraire. Comme je n'ai que des amis & membres de ma famille dans mes amis, j'écris beaucoup de choses sur mon quotidien et ma vie plus ou moins privée. Bon. J'ai 675 amis Facebook à ce jour: j'accepte tous ceux qui m'en font la demande dans mes amis. Évidemment, j'imagine que je ne dirais pas vraiment IRL tout ce que j'écris à tous ces gens. Le bonheur de la chose, et ce que beaucoup de maniaques de la sécurité ont tendance à oublier/ignorer, c'est que personne ne lit tout ce qui se passe, tout ce qui est écrit par TOUS ses amis Facebook. Ça serait beaucoup trop long. Ce qui veut dire que la plupart du temps, à mois que vous publiiez une information ultra importante, un méga scoop, seuls les gens qui s'y intéressent vraiment sont au courant, et ces gens sont souvent des amis proches, membres de la famille proches ou autres personnes du genre.
Conclusion: je ne crois pas que ce que je publie sur Facebook puisse être dangereux pour moi.
BTW. Avis aux curieux, aux mélomanes et aux amateurs de musique techno/electro: Depuis peu, je publie aussi des liens vers des vidéos Youtube de bons morceaux que je découvre. Je ferai de même sur Twitter si quelqu'un en fait la demande.
Je vais terminer avec un petit truc que j'ai remarqué: Facebook influence la vie réelle des gens de ma génération. En fait, le terme "vie réelle" est innaproprié puisque ce qui est publié sur Facebook se passe en fait déjà dans la "vraie vie". Disons donc que ce qui se passe sur Facebook influence ce qui se passe hors-Facebook de la même manière que ce qui se passe hors-Facebook influence ce qui se passe sur Facebook.
On entend de plus en plus souvent la phrase "J'ai vu ça sur Facebook" un peu partout. Tout comme la majorité des gens que je connais répondent de plus en plus aux autres gens qui leur racontent quelque chose un "J'aime" ou un "J'aime ça". Oui. Exactement comme sur Facebook. Un peu comme les gens utilisent LOL ou ROFL dans leurs conversations alors qu'à l'origine ces abbréviations étaient utilisées sur MSN/tout autre plateforme de clavardage.
Intéressant, non?
Ce soir, cette nuit, ce matin, aujourd'hui, hier, maintenant, plus tard, je vous parle de Facebook & Twitter, les deux principaux sites de réseautage social (Social Networking) que j'utilise.
Je suis sur Facebook depuis un peu moins de deux ans, et sur Twitter depuis un peu plus de deux mois, il me semble.
Je l'avoue, j'aime bien partager ma vie. J'entends déjà des genre me parler de sécurité, de protéger mon identité, de me méfier d'Internet, etc.
Non, je ne prends pas de précautions, à part les plus élementaires. Pourquoi? Parce que la plupart des trucs que j'écris sur Facebook sont, bien que concernant ma vie personnelle, totalement inintéressants pour qui que ce soit outre mes amis. Sur Twitter, je parle excessivement rarement de ma vie personnelle.
Je me sers de Twitter pour partager et obtenir de l'information. Mon réseau Twitter est composé de blogueurs, de journalistes, de confrères et amis geeks et ainsi de suite. Pas très utile que je leur raconte mes journées en détails: ILS S'EN CRISSENT. Enfin, la plupart d'entre eux.
Sur Facebook, par contre, c'est tout le contraire. Comme je n'ai que des amis & membres de ma famille dans mes amis, j'écris beaucoup de choses sur mon quotidien et ma vie plus ou moins privée. Bon. J'ai 675 amis Facebook à ce jour: j'accepte tous ceux qui m'en font la demande dans mes amis. Évidemment, j'imagine que je ne dirais pas vraiment IRL tout ce que j'écris à tous ces gens. Le bonheur de la chose, et ce que beaucoup de maniaques de la sécurité ont tendance à oublier/ignorer, c'est que personne ne lit tout ce qui se passe, tout ce qui est écrit par TOUS ses amis Facebook. Ça serait beaucoup trop long. Ce qui veut dire que la plupart du temps, à mois que vous publiiez une information ultra importante, un méga scoop, seuls les gens qui s'y intéressent vraiment sont au courant, et ces gens sont souvent des amis proches, membres de la famille proches ou autres personnes du genre.
Conclusion: je ne crois pas que ce que je publie sur Facebook puisse être dangereux pour moi.
BTW. Avis aux curieux, aux mélomanes et aux amateurs de musique techno/electro: Depuis peu, je publie aussi des liens vers des vidéos Youtube de bons morceaux que je découvre. Je ferai de même sur Twitter si quelqu'un en fait la demande.
Je vais terminer avec un petit truc que j'ai remarqué: Facebook influence la vie réelle des gens de ma génération. En fait, le terme "vie réelle" est innaproprié puisque ce qui est publié sur Facebook se passe en fait déjà dans la "vraie vie". Disons donc que ce qui se passe sur Facebook influence ce qui se passe hors-Facebook de la même manière que ce qui se passe hors-Facebook influence ce qui se passe sur Facebook.
On entend de plus en plus souvent la phrase "J'ai vu ça sur Facebook" un peu partout. Tout comme la majorité des gens que je connais répondent de plus en plus aux autres gens qui leur racontent quelque chose un "J'aime" ou un "J'aime ça". Oui. Exactement comme sur Facebook. Un peu comme les gens utilisent LOL ou ROFL dans leurs conversations alors qu'à l'origine ces abbréviations étaient utilisées sur MSN/tout autre plateforme de clavardage.
Intéressant, non?
Pot-pourri.
Oui oui, moi aussi je suis capable de faire des cadeaux cheap. Comme le CÈDRE de Noël qu'il y a dans mon salon. Bref. Ce soir, je vous offre un article spécial. Un petit article sur (roulement de tambour) la fin de l'année 2009 à l'école.
Je commence avec le concert du Stage Band (dont je fais partie) à l'école Madeleine-Bergeron (L'école Madeleine-Bergeron est une école spécialisée à caractère supra régional de la Commission scolaire des Découvreurs qui accueille une clientèle de jeunes handicapés physiques dont l'âge varie de 4 à 21 ans.).
Quelle expérience. J'aime énormément la musique. Autant en écouter qu'en jouer. Mais là, c'était autre chose. On se sent très, très apprécié quand la Salle Albert-Rousseau remplie de parents applaudit après une prestation. Quand l'école Madeleine-Bergeron au complet, entassée dans le gymnase, danse, chante, tape des mains et rit après la même prestation, on se sent plus qu'apprécié. J'ai eu l'impression qu'ils étaient prêts à nous canoniser, tous. Sans blague, j'en ai des larmes aux yeux. Je suis ressorti grandi de cette courte (on parle d'une heure, une heure et demie au maximum) mais marquante expérience. Est-ce de même pour les autres membres du Stage? Et les enseignants en musique, qui font ça annuellement? Wow.
Deuxième sujet. On a eu une session d'examens bonbon pour finir l'année 2009. Vraiment, sérieusement. Ça a passé tellement vite, c'était tellement facile, que je suis incapable de complètement réaliser que je suis en vacances des Fêtes. Par contre, c'est l'hiver, ça j'ai fini par comprendre. Sortir à 16h30 de l'école et voir qu'il fait noir dehors, c'est déprimant.
Mais j'ai quelque chose d'encore plus déprimant, cette question, entendue à répétition en classe, posée par des élèves qui sont tellement contre-motivés à apprendre, parfois découragés même devant la matière la plus simplissime. Le "Est-ce que y'a quelque chose qui compte là-dedans?", dès qu'un enseignant propose un travail, un document de révision ou un examen formatif. Hello, c'est pas le but de la chose. Il y a quelque chose de pervers là-dedans. Une génération complète d'élèves tellement cancres qu'ils ne daignent même pas travailler sauf si "ça compte", si ça apparait sur leur bulletin. Une génération encouragée dans ce comportement par le système éducationnel qui veut à tout prix un haut taux de réussite, même si ladite réussite correspond à une note de passage de 5%.
Dans quelques années, comme le dit si bien Yvan Gosselin, la Chine va être la première puissance énonomique mondiale et les US ainsi que le Canada vont faire des t-shirts.
Je commence avec le concert du Stage Band (dont je fais partie) à l'école Madeleine-Bergeron (L'école Madeleine-Bergeron est une école spécialisée à caractère supra régional de la Commission scolaire des Découvreurs qui accueille une clientèle de jeunes handicapés physiques dont l'âge varie de 4 à 21 ans.).
Quelle expérience. J'aime énormément la musique. Autant en écouter qu'en jouer. Mais là, c'était autre chose. On se sent très, très apprécié quand la Salle Albert-Rousseau remplie de parents applaudit après une prestation. Quand l'école Madeleine-Bergeron au complet, entassée dans le gymnase, danse, chante, tape des mains et rit après la même prestation, on se sent plus qu'apprécié. J'ai eu l'impression qu'ils étaient prêts à nous canoniser, tous. Sans blague, j'en ai des larmes aux yeux. Je suis ressorti grandi de cette courte (on parle d'une heure, une heure et demie au maximum) mais marquante expérience. Est-ce de même pour les autres membres du Stage? Et les enseignants en musique, qui font ça annuellement? Wow.
Deuxième sujet. On a eu une session d'examens bonbon pour finir l'année 2009. Vraiment, sérieusement. Ça a passé tellement vite, c'était tellement facile, que je suis incapable de complètement réaliser que je suis en vacances des Fêtes. Par contre, c'est l'hiver, ça j'ai fini par comprendre. Sortir à 16h30 de l'école et voir qu'il fait noir dehors, c'est déprimant.
Mais j'ai quelque chose d'encore plus déprimant, cette question, entendue à répétition en classe, posée par des élèves qui sont tellement contre-motivés à apprendre, parfois découragés même devant la matière la plus simplissime. Le "Est-ce que y'a quelque chose qui compte là-dedans?", dès qu'un enseignant propose un travail, un document de révision ou un examen formatif. Hello, c'est pas le but de la chose. Il y a quelque chose de pervers là-dedans. Une génération complète d'élèves tellement cancres qu'ils ne daignent même pas travailler sauf si "ça compte", si ça apparait sur leur bulletin. Une génération encouragée dans ce comportement par le système éducationnel qui veut à tout prix un haut taux de réussite, même si ladite réussite correspond à une note de passage de 5%.
Dans quelques années, comme le dit si bien Yvan Gosselin, la Chine va être la première puissance énonomique mondiale et les US ainsi que le Canada vont faire des t-shirts.
12.01.2009
Spécial de Noël!
Salut salut!
Encore une fois, je vais commencer mon billet en vous parlant des mes followers Twitter. Héé oui, j'aime bien Twitter. Donc voilà. Ces followers le savent: j'aime ça, l'hiver.
Je cite Alex pour une mise en contexte:
Voilà. C'est pas fantastique, l'hiver? La neige blanche qui tombe, le froid pour l'instant plutôt doux qui éveille l'esprit plus qu'il ne heurte le corps.
Bon. C'est sur, y'a Noël.
Parce que depuis le premier NOVEMBRE, on nous enfonce des tounes de Noël dans le crane à coups de masse. BTW, faudrait qu'on perde la manie de faire des versions spéciales de Noël de tout.
- Des albums. Moi, je skippe automatiquement tout ce qui contient les mots "chante Noël".
- Des émissions. Tsé, une émission avec le même contenu que d'habitude, mais l'animateur porte une barbe blanche, BOF.
- Des bonbons. WTF. Des emballages de Caramilks, de Oh Henri! et autres qui changent soudainement de couleur.
- Des catalogues. Au pire, ils ont le droit d'exister, mais un seul catalogue de Noël par magasin, c'est en masse, et pas besoin de l'envoyer avant que les gens aient fini d'enlever leurs décorations d'Halloween.
C'est ridicule.
Y'a rien qui réussit à me faire feeler Noël que la neige. Ça, ça marche. Mais le reste, non. Pantoute.
La neige. Ce truc blanc et froid qui tombe lentement, gracieusement. C'est romantique.
Quelle belle intro pour le prochain sujet: ce soir, on parle d'amour.
C'est complètement fou ce que l'amour peut faire aux adolescents. Je vous donnes trois exemples.
1. A est amoureux fou de B depuis un certain temps. Ils se parlaient plus ou moins jusqu'à tout récemment. Je mets l'emphase: A est amoureux FOU de B. Genre, A a écrit le nom de B dans un coeur dans... Un paquet de gomme. Il est fou de joie en découvrant peu à peu que B a des sentiments réciproques. Il neige dehors et A est heureux. Tout semble beau, simple, facile, quand on a le coeur de celui qu'on aime.
2. C et D s'aiment beaucoup aussi. Elles sont ensemble depuis un peu plus de deux mois. Mais C avait une histoire avec une autre que D avant leur relation, et cette autre a une mauvaise tendance à refaire surface. D le prend plutôt mal. C texte à D qu'elle n'est plus certaine de ce qui se passe. C et D sont encore ensemble. Mais la tension est palpable. D pleure. Pour elle, tout semble sombre, triste.
3. E et F sont ensemble depuis trois mois et une semaine aujourd'hui. Ils sont très heureux ensemble et s'aiment énormément. Même si E et F ont d'occasionnelles disputes, ils se réconcilient toujours. Chaque jour est une nouvelle promesse pour eux. Ils ne tombent pas trop dans la routine, leur quotidien est rempli, original. Ils différent en plusieurs points, mais pourtant forment un couple très uni.
Que peut on tirer de ces trois exemples?
Tout d'abord, que l'amour est un sentiment étrange. Il peut rendre les uns très heureux, les autres extrêmement malheureux.
Ensuite, qu'il n'y a pas d'âge pour aimer. Certains croient peut-être que le vrai amour est réservé aux adultes, que les amours de jeunesse ne comptent pas. Pourtant, il me semble évident que l'amour, comme la majorité des sentiments, vécu au secondaire est beaucoup plus fort que celui des adultes. Plus impulsif, passionné. Moins modéré, calculé.
Finalement, que l'amour a le pouvoir de changer bien des choses dans la vie d'un adolescent. A est tellement heureux de ce qui lui arrive qu'il arrive à prendre beaucoup de recul et considérer sa vie sous un nouveau jour, de manière bien plus positive qu'avant. Au contraire, la peine ressentie par D est puissante. Tel un torrent jaillissant soudainement de nulle part, ses larmes coulent et emportent tout sur leur passage. Il faut rebâtir. Ça prend du temps, du courage. E et F sont tellement bien ensemble qu'ils ne peuvent concevoir leur vie l'un sans l'autre. E est ce qu'il manque dans la vie de F et vice-versa. F se donne E comme raison de se lever le matin, E fait pareil avec F. Ils passent par dessus les moments difficiles en volant bien haut. Leurs soucis semblent bien moindres quand ils se retrouvent.
Il est là, le Flower Power. Pas besoin de chercher plus loin.
Encore une fois, je vais commencer mon billet en vous parlant des mes followers Twitter. Héé oui, j'aime bien Twitter. Donc voilà. Ces followers le savent: j'aime ça, l'hiver.
Je cite Alex pour une mise en contexte:
Décembre amène avec elle, son lot de dames habillées en hiver.
C'est si magnifique, des vieilles habillées pour contrer le froid.
Des lunettes embuées, des tuques carrées aux rebords repliés,
Un manque de gout certain pour agencer manteaux et foulards carrotés bruns.
Voilà. C'est pas fantastique, l'hiver? La neige blanche qui tombe, le froid pour l'instant plutôt doux qui éveille l'esprit plus qu'il ne heurte le corps.
Bon. C'est sur, y'a Noël.
Parce que depuis le premier NOVEMBRE, on nous enfonce des tounes de Noël dans le crane à coups de masse. BTW, faudrait qu'on perde la manie de faire des versions spéciales de Noël de tout.
- Des albums. Moi, je skippe automatiquement tout ce qui contient les mots "chante Noël".
- Des émissions. Tsé, une émission avec le même contenu que d'habitude, mais l'animateur porte une barbe blanche, BOF.
- Des bonbons. WTF. Des emballages de Caramilks, de Oh Henri! et autres qui changent soudainement de couleur.
- Des catalogues. Au pire, ils ont le droit d'exister, mais un seul catalogue de Noël par magasin, c'est en masse, et pas besoin de l'envoyer avant que les gens aient fini d'enlever leurs décorations d'Halloween.
C'est ridicule.
Y'a rien qui réussit à me faire feeler Noël que la neige. Ça, ça marche. Mais le reste, non. Pantoute.
La neige. Ce truc blanc et froid qui tombe lentement, gracieusement. C'est romantique.
Quelle belle intro pour le prochain sujet: ce soir, on parle d'amour.
C'est complètement fou ce que l'amour peut faire aux adolescents. Je vous donnes trois exemples.
1. A est amoureux fou de B depuis un certain temps. Ils se parlaient plus ou moins jusqu'à tout récemment. Je mets l'emphase: A est amoureux FOU de B. Genre, A a écrit le nom de B dans un coeur dans... Un paquet de gomme. Il est fou de joie en découvrant peu à peu que B a des sentiments réciproques. Il neige dehors et A est heureux. Tout semble beau, simple, facile, quand on a le coeur de celui qu'on aime.
2. C et D s'aiment beaucoup aussi. Elles sont ensemble depuis un peu plus de deux mois. Mais C avait une histoire avec une autre que D avant leur relation, et cette autre a une mauvaise tendance à refaire surface. D le prend plutôt mal. C texte à D qu'elle n'est plus certaine de ce qui se passe. C et D sont encore ensemble. Mais la tension est palpable. D pleure. Pour elle, tout semble sombre, triste.
3. E et F sont ensemble depuis trois mois et une semaine aujourd'hui. Ils sont très heureux ensemble et s'aiment énormément. Même si E et F ont d'occasionnelles disputes, ils se réconcilient toujours. Chaque jour est une nouvelle promesse pour eux. Ils ne tombent pas trop dans la routine, leur quotidien est rempli, original. Ils différent en plusieurs points, mais pourtant forment un couple très uni.
Que peut on tirer de ces trois exemples?
Tout d'abord, que l'amour est un sentiment étrange. Il peut rendre les uns très heureux, les autres extrêmement malheureux.
Ensuite, qu'il n'y a pas d'âge pour aimer. Certains croient peut-être que le vrai amour est réservé aux adultes, que les amours de jeunesse ne comptent pas. Pourtant, il me semble évident que l'amour, comme la majorité des sentiments, vécu au secondaire est beaucoup plus fort que celui des adultes. Plus impulsif, passionné. Moins modéré, calculé.
Finalement, que l'amour a le pouvoir de changer bien des choses dans la vie d'un adolescent. A est tellement heureux de ce qui lui arrive qu'il arrive à prendre beaucoup de recul et considérer sa vie sous un nouveau jour, de manière bien plus positive qu'avant. Au contraire, la peine ressentie par D est puissante. Tel un torrent jaillissant soudainement de nulle part, ses larmes coulent et emportent tout sur leur passage. Il faut rebâtir. Ça prend du temps, du courage. E et F sont tellement bien ensemble qu'ils ne peuvent concevoir leur vie l'un sans l'autre. E est ce qu'il manque dans la vie de F et vice-versa. F se donne E comme raison de se lever le matin, E fait pareil avec F. Ils passent par dessus les moments difficiles en volant bien haut. Leurs soucis semblent bien moindres quand ils se retrouvent.
Il est là, le Flower Power. Pas besoin de chercher plus loin.
11.28.2009
Ouache.
C'est écoeurant. Dégoûtant.
Comme mes followers Twitter & Facebook le savent, j'ai écouté Food Inc. hier soir. C'est vraiment, vraiment très troublant.
Le système alimentaire américain fucke. Imaginez un secret de Polichinelle aux répercussions titanesques. Les PDGs et les pattes qu'ils (en)graissent comme leur bétail se font des millions, des milliards de dollars. Alliances, marchés. Entre les multinationales et les agences fédérales. Entre les producteurs de bétail et de maïs. Entre les producteurs de viande et les chaînes de restauration rapide.
J'ai l'impression d'évoquer une nouvelle théorie du grand complot.
Mais les preuves y sont: l'industrie agroalimentaire américaine est bien loin d'être parfaite. Bien, bien loin. À des années-lumières et même plus.
Monsanto en particulier. Qui abuse vraiment de tout et de tout le monde.
J'ai eu une idée. Je vais passer une semaine, probablement en mars, sans manger de produits Monsanto ou de produits contenant quoi que ce soit de Monsanto. Ça sera pas facile.
Ils produisent énormément de maïs. Or, voyez-vous, la majorité (pour ne pas dire la totalité) des ingrédients mystérieux, louches des étiquettes sont issus du maïs. Des exemples:
- Le glucose/glucose-fructose;
- La gomme xanthane;
- La dextrose/dextrine/maltodextrine;
- L'amidon/amidon de maïs/amidon modifié.
Pour démontrer à quel point le maïs est partout, je vais prendre dix articles au hasard dans mon garde-manger et vous énumérer le ou les ingrédients issus du maïs qu'ils contiennent.
1. Un paquet de Jell-O: Amidon de maïs modifié, huile de soja hydrogénée et modifiée, gomme xanthane.
2. Une boîte de biscuits Normandie: Tristéarate de sorbitan (dérivé d'un alcool de sucre, possiblement issu de maïs), lécithine de soya, glucose-fructose, shortening d'huile végétale (contient du soya), amidon de maïs.
3. Une conserve de soupe Campbell's: Amidon de maïs modifié, huile de soya, isolat de protéines de soya.
4. Un paquet de biscuits italiens: Shortening d'huile végétale, farine de soja, lécithine de soja, solides de sirop de maïs.
5. Une conserve de sauce à hot-chickens: Amidon de maïs modifié, protéine végétale hydrolisée, caramel.
6. Une bouteille de sauce chili: RIEN! Mais attention, le ketchup, par contre...
7. Une conserve de bouillon de poulet Campbell's: Extrait de levure de soya hydrolysé, protéines de maïs, caramel.
8. Une conserve de haricots rouges CLIC: SAFE! Rien du tout.
9. Une conserve d'ananas tranchés No Name: Idem.
10. Un paquet de pâtes Barilla: Rien non plus.
Résultat: Six produits sur dix sont "contaminés" dans mon garde-manger. Notez bien: j'ai inclu le soya et ses dérivés aussi. Parce que Monsanto produit aussi énormément de soya. Et dans la réalité, c'est probablement plus que 60%.
Donc en mars, je m'engage à passer une semaine sans consommer de produits alimentaires issus de Monsanto. Soit, entre autres: le boeuf, le poulet, les produits cités plus haut, le maïs, le soya Monsanto (parce qu'il y a encore moyen de trouver sur soya bio, donc pas Monsanto), le lait, les oeufs, etc.
Et je vais vous tenir au courant. Et faire des comparaisons de prix. Parce que je suis prêt à parier que cette semaine passée sans Monsanto va me coûter une beurrée. Enfin, coûter cher à ma mère.
Sur ce, bonne soirée.
Comme mes followers Twitter & Facebook le savent, j'ai écouté Food Inc. hier soir. C'est vraiment, vraiment très troublant.
Le système alimentaire américain fucke. Imaginez un secret de Polichinelle aux répercussions titanesques. Les PDGs et les pattes qu'ils (en)graissent comme leur bétail se font des millions, des milliards de dollars. Alliances, marchés. Entre les multinationales et les agences fédérales. Entre les producteurs de bétail et de maïs. Entre les producteurs de viande et les chaînes de restauration rapide.
J'ai l'impression d'évoquer une nouvelle théorie du grand complot.
Mais les preuves y sont: l'industrie agroalimentaire américaine est bien loin d'être parfaite. Bien, bien loin. À des années-lumières et même plus.
Monsanto en particulier. Qui abuse vraiment de tout et de tout le monde.
J'ai eu une idée. Je vais passer une semaine, probablement en mars, sans manger de produits Monsanto ou de produits contenant quoi que ce soit de Monsanto. Ça sera pas facile.
Ils produisent énormément de maïs. Or, voyez-vous, la majorité (pour ne pas dire la totalité) des ingrédients mystérieux, louches des étiquettes sont issus du maïs. Des exemples:
- Le glucose/glucose-fructose;
- La gomme xanthane;
- La dextrose/dextrine/maltodextrine;
- L'amidon/amidon de maïs/amidon modifié.
Pour démontrer à quel point le maïs est partout, je vais prendre dix articles au hasard dans mon garde-manger et vous énumérer le ou les ingrédients issus du maïs qu'ils contiennent.
1. Un paquet de Jell-O: Amidon de maïs modifié, huile de soja hydrogénée et modifiée, gomme xanthane.
2. Une boîte de biscuits Normandie: Tristéarate de sorbitan (dérivé d'un alcool de sucre, possiblement issu de maïs), lécithine de soya, glucose-fructose, shortening d'huile végétale (contient du soya), amidon de maïs.
3. Une conserve de soupe Campbell's: Amidon de maïs modifié, huile de soya, isolat de protéines de soya.
4. Un paquet de biscuits italiens: Shortening d'huile végétale, farine de soja, lécithine de soja, solides de sirop de maïs.
5. Une conserve de sauce à hot-chickens: Amidon de maïs modifié, protéine végétale hydrolisée, caramel.
6. Une bouteille de sauce chili: RIEN! Mais attention, le ketchup, par contre...
7. Une conserve de bouillon de poulet Campbell's: Extrait de levure de soya hydrolysé, protéines de maïs, caramel.
8. Une conserve de haricots rouges CLIC: SAFE! Rien du tout.
9. Une conserve d'ananas tranchés No Name: Idem.
10. Un paquet de pâtes Barilla: Rien non plus.
Résultat: Six produits sur dix sont "contaminés" dans mon garde-manger. Notez bien: j'ai inclu le soya et ses dérivés aussi. Parce que Monsanto produit aussi énormément de soya. Et dans la réalité, c'est probablement plus que 60%.
Donc en mars, je m'engage à passer une semaine sans consommer de produits alimentaires issus de Monsanto. Soit, entre autres: le boeuf, le poulet, les produits cités plus haut, le maïs, le soya Monsanto (parce qu'il y a encore moyen de trouver sur soya bio, donc pas Monsanto), le lait, les oeufs, etc.
Et je vais vous tenir au courant. Et faire des comparaisons de prix. Parce que je suis prêt à parier que cette semaine passée sans Monsanto va me coûter une beurrée. Enfin, coûter cher à ma mère.
Sur ce, bonne soirée.
11.24.2009
Pot-pourri.
Encore une fois, quel mot laid.
Premier point: un puits géothermique qui gèle l'hiver. FAIL.
C'est tout.
On enchaîne.
Maintenant, on va parler d'art un peu. Mais d'art spécial.
De graffitis.
Quelqu'un a dit un jour "It is very difficult to define what is art".
Je ne saurais être plus d'accord.
Je considère, après en avoir vu des magnifiques, que les graffitis sont des oeuvres d'art. Au même titre que les toiles. Parce que si certains sont des torchons indignes d'intérêt, l'exécution de d'autres nécessite beaucoup de temps et de savoir-faire. C'est le cas, entre autres, d'un DJ géant que j'ai vu, peint sur l'un des murs du bunker désaffecté du Mont Radar. Ce graffiti-là m'a tellement impressionné à l'époque que je suis certain de m'en souvenir toute ma vie.
En fait, j'aime tellement les graffitis que j'en ai un en fond d'écran. D'ailleurs, si vous vous cherchez un vrai beau wallpaper original, visitez Desktop Nexus Wallpapers. On y trouve TOUT. Vraiment. Et pas n'importe quel tout, non non. Du tout classé en catégories, oui oui!
Maintenant, abordons une autre question.
Depuis un petit bout, je porte attention à ce qui est écrit sur les pupitres de mes locaux de cours. Écrit ou dessiné. Et franchement, je songe à photographier certains trucs franchement impressionnants. C'est fou de voir ce que des gens qui s'emmerdent peuvent faire en soixante-quinze minutes.
J'ai lu des textes complets, reconnu des visages esquissés, admiré des créations abstraites époustouflantes.
Très loin des habituels fuck you et bitch gravés partout.
Voilà. Je vais probablement me créer un dossier "art de bureau" et prendre tout un tas de photos. Un jour, peut-être les mettrai-je sur le net. Et d'ici quelques années, qui sait, peut-être ces photos seront elles exposées dans un musée!
Premier point: un puits géothermique qui gèle l'hiver. FAIL.
C'est tout.
On enchaîne.
Maintenant, on va parler d'art un peu. Mais d'art spécial.
De graffitis.
Quelqu'un a dit un jour "It is very difficult to define what is art".
Je ne saurais être plus d'accord.
Je considère, après en avoir vu des magnifiques, que les graffitis sont des oeuvres d'art. Au même titre que les toiles. Parce que si certains sont des torchons indignes d'intérêt, l'exécution de d'autres nécessite beaucoup de temps et de savoir-faire. C'est le cas, entre autres, d'un DJ géant que j'ai vu, peint sur l'un des murs du bunker désaffecté du Mont Radar. Ce graffiti-là m'a tellement impressionné à l'époque que je suis certain de m'en souvenir toute ma vie.
En fait, j'aime tellement les graffitis que j'en ai un en fond d'écran. D'ailleurs, si vous vous cherchez un vrai beau wallpaper original, visitez Desktop Nexus Wallpapers. On y trouve TOUT. Vraiment. Et pas n'importe quel tout, non non. Du tout classé en catégories, oui oui!
Maintenant, abordons une autre question.
Depuis un petit bout, je porte attention à ce qui est écrit sur les pupitres de mes locaux de cours. Écrit ou dessiné. Et franchement, je songe à photographier certains trucs franchement impressionnants. C'est fou de voir ce que des gens qui s'emmerdent peuvent faire en soixante-quinze minutes.
J'ai lu des textes complets, reconnu des visages esquissés, admiré des créations abstraites époustouflantes.
Très loin des habituels fuck you et bitch gravés partout.
Voilà. Je vais probablement me créer un dossier "art de bureau" et prendre tout un tas de photos. Un jour, peut-être les mettrai-je sur le net. Et d'ici quelques années, qui sait, peut-être ces photos seront elles exposées dans un musée!
Tracteur Jack.
Dans le cadre du cours de français, cette année, on passe quelques cours en communauté de recherche philosophique ou CRP. Aujourd'hui, nous avons participé à la deuxième.
J'explique vite vite le fonctionnement de la chose.
Le groupe est séparé en deux. À l'intérieur du cercle, ceux qui parlent. À l'extérieur, ceux qui observent. On lit, tous ensemble, un texte. Dans celui-ci, on trouve des pistes vers plusieurs sujets dont on peut parler d'un point de vue philosophique. Quelques minutes de réfléxion et ceux qui ont des idées inscrivent au tableau les questions qui leur viennent en tête, en lien avec le texte. On vote pour la ou les questions à laquelle/auxquelles on veut tenter de répondre. Et on jase.
Aujourd'hui, dans le texte, on retrouvait comme thèmes le poulet frit, le végétarianisme (l'usage et la cruauté envers les animaux), le mensonge, les bonnes manières, la politesse, les règles et autres.
J'ai bien rigolé quand, alors qu'on se demandait si dans certains cas on pouvait mentir tout en disant la vérité, quelqu'un a demandé: "Mais comment on fait pour savoir si c'est la vérité?" Et que quelqu'un d'autre a répondu: "On va sur Wikipédia" sur le ton de l'évidence.
Wikipédia, qui perd d'ailleurs des éditeurs de manière constante (lien).
On a aussi évoqué, en exemple pour prouver qu'on pouvait mentir par omission pour protéger quelqu'un, la conférencière de la semaine passée.
Cette dame, appellons-la C, a été toxicomane à un niveau assez intense pendant plusieurs années. Elle donne des conférences depuis quelques années dans lesquelles elle raconte ses aventures. Pourtant, nous confie-t-elle à la fin de son captivant monologue, elle n'a jamais parlé de son passé à ses enfants.
C n'a pas dit qu'elle n'allait pas le faire. Simplement, elle attend le bon moment. Franchement, je l'en félicite et l'encourage. Car se lever chaque matin et plonger son regard dans les yeux de la chair de sa chair, du sang de son sang doit être excessivement difficile. Mais j'en suis persuadé, c'est la bonne chose à faire. Le temps viendra et alors C pourra aborder le sujet avec ses enfants.
C'était vraiment quelque chose de très intéressant. Je suis persuadé que c'est l'activité la plus utile pour apprendre à penser et à avoir une opinion. C'est même mieux que les débats. J'adore. On arrive rarement à une réponse, mais le processus de réflexion est fascinant.
C'est aussi pas mal, parce que c'est l'une des seules activités qui intéresse vraiment la majorité des élèves.
Je nous emmène vers un autre sujet.
J'ai constaté quelque chose dans ma cohorte, et je pense que ça s'applique à tout ma génération: on peut généraliser et dire que les jeunes ne veulent pas apprendre.
Je réfléchisais à ça ce matin, pendant que c'était le bordel dans mon cours de maths. Tout le monde jase sans arrêt, personne travaille vraiment. On considère ça comme normal. Parler, s'en foutre, ne pas écouter, c'est l'attitude normale des élèves de ma génération. Enfin, de la majorité.
Pourquoi? J'ai une petite idée.
Parce que le système d'éducation n'exige pas assez de nous.
S'ils avaient vraiment peur de couler, ces élèves se forceraient plus. La fermeraient en classe. Mais non. Parce que quoi qu'ils fassent, ils vont passer et obtenir leur diplôme.
D'accord, rendus à l'université, ça va peut-être changer. Parce qu'en prenant de la maturité, beaucoup vont réaliser qu'ils vont devoir travailler plus dûr s'ils veulent un avenir. Mais en attendant?
Je réfléchis à voix haute, comme ça. Je blâme personne, je fais juste penser.
La majorité des protagonistes se disent "de toute façon, tout est facile, je vais finir comme eux". Eux étant les profs, les médecins, bref les adultes. Sauf que si on remonte une génération, ces adultes-là, au secondaire, ils rushaient déjà plus que nous. J'en suis certain. Deux générations? Ils rushaient BEAUCOUP plus.
Et ils sont compétents. Mais nous?
Est-ce que dans dix, quinze, vingt ans, 80% des québecois vont vivre du bien-être social parce qu'ils ont échoué leurs études?
Voilà. Donc je soutiens tout ceux, François Guité en premier, qui encouragent les enseignants à donner aux élèves le goût d'apprendre avant d'essayer de leur faire apprendre quoi que ce soit. Parce que d'ici quelques années, on va tous leur devoir beaucoup.
J'explique vite vite le fonctionnement de la chose.
Le groupe est séparé en deux. À l'intérieur du cercle, ceux qui parlent. À l'extérieur, ceux qui observent. On lit, tous ensemble, un texte. Dans celui-ci, on trouve des pistes vers plusieurs sujets dont on peut parler d'un point de vue philosophique. Quelques minutes de réfléxion et ceux qui ont des idées inscrivent au tableau les questions qui leur viennent en tête, en lien avec le texte. On vote pour la ou les questions à laquelle/auxquelles on veut tenter de répondre. Et on jase.
Aujourd'hui, dans le texte, on retrouvait comme thèmes le poulet frit, le végétarianisme (l'usage et la cruauté envers les animaux), le mensonge, les bonnes manières, la politesse, les règles et autres.
J'ai bien rigolé quand, alors qu'on se demandait si dans certains cas on pouvait mentir tout en disant la vérité, quelqu'un a demandé: "Mais comment on fait pour savoir si c'est la vérité?" Et que quelqu'un d'autre a répondu: "On va sur Wikipédia" sur le ton de l'évidence.
Wikipédia, qui perd d'ailleurs des éditeurs de manière constante (lien).
On a aussi évoqué, en exemple pour prouver qu'on pouvait mentir par omission pour protéger quelqu'un, la conférencière de la semaine passée.
Cette dame, appellons-la C, a été toxicomane à un niveau assez intense pendant plusieurs années. Elle donne des conférences depuis quelques années dans lesquelles elle raconte ses aventures. Pourtant, nous confie-t-elle à la fin de son captivant monologue, elle n'a jamais parlé de son passé à ses enfants.
C n'a pas dit qu'elle n'allait pas le faire. Simplement, elle attend le bon moment. Franchement, je l'en félicite et l'encourage. Car se lever chaque matin et plonger son regard dans les yeux de la chair de sa chair, du sang de son sang doit être excessivement difficile. Mais j'en suis persuadé, c'est la bonne chose à faire. Le temps viendra et alors C pourra aborder le sujet avec ses enfants.
C'était vraiment quelque chose de très intéressant. Je suis persuadé que c'est l'activité la plus utile pour apprendre à penser et à avoir une opinion. C'est même mieux que les débats. J'adore. On arrive rarement à une réponse, mais le processus de réflexion est fascinant.
C'est aussi pas mal, parce que c'est l'une des seules activités qui intéresse vraiment la majorité des élèves.
Je nous emmène vers un autre sujet.
J'ai constaté quelque chose dans ma cohorte, et je pense que ça s'applique à tout ma génération: on peut généraliser et dire que les jeunes ne veulent pas apprendre.
Je réfléchisais à ça ce matin, pendant que c'était le bordel dans mon cours de maths. Tout le monde jase sans arrêt, personne travaille vraiment. On considère ça comme normal. Parler, s'en foutre, ne pas écouter, c'est l'attitude normale des élèves de ma génération. Enfin, de la majorité.
Pourquoi? J'ai une petite idée.
Parce que le système d'éducation n'exige pas assez de nous.
S'ils avaient vraiment peur de couler, ces élèves se forceraient plus. La fermeraient en classe. Mais non. Parce que quoi qu'ils fassent, ils vont passer et obtenir leur diplôme.
D'accord, rendus à l'université, ça va peut-être changer. Parce qu'en prenant de la maturité, beaucoup vont réaliser qu'ils vont devoir travailler plus dûr s'ils veulent un avenir. Mais en attendant?
Je réfléchis à voix haute, comme ça. Je blâme personne, je fais juste penser.
La majorité des protagonistes se disent "de toute façon, tout est facile, je vais finir comme eux". Eux étant les profs, les médecins, bref les adultes. Sauf que si on remonte une génération, ces adultes-là, au secondaire, ils rushaient déjà plus que nous. J'en suis certain. Deux générations? Ils rushaient BEAUCOUP plus.
Et ils sont compétents. Mais nous?
Est-ce que dans dix, quinze, vingt ans, 80% des québecois vont vivre du bien-être social parce qu'ils ont échoué leurs études?
Voilà. Donc je soutiens tout ceux, François Guité en premier, qui encouragent les enseignants à donner aux élèves le goût d'apprendre avant d'essayer de leur faire apprendre quoi que ce soit. Parce que d'ici quelques années, on va tous leur devoir beaucoup.
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